Matelas gonflable, autogonflant ou en mousse ?
C'est une question différente de la valeur R. La chaleur concerne la qualité d'isolation d'un matelas ; la construction concerne comment il tombe en panne, sa taille pliée, et son coût — et pour un kit compact, un type de construction gagne presque à chaque fois.
Matelas gonflables : les plus petits, les plus légers, le choix compact par défaut
Un matelas gonflable se range à peu près à la taille d'une bouteille d'un litre et pèse le moins pour une valeur de chaleur donnée — le meilleur choix du site, le Therm-a-Rest NeoAir XLite, pèse 350 g et est assez chaud pour trois saisons. Le compromis est réel mais gérable : les matelas gonflables peuvent crever sur un sol coupant, des bâtons, ou un pas malheureux. Emportez la petite rustine de réparation fournie dans la boîte, et vérifiez votre emplacement pour des pierres et des épines avant de le poser. Pour un kit compact, le rapport confort-taille d'un matelas gonflable bat suffisamment les alternatives pour que le risque de crevaison vaille la peine d'être accepté.
Matelas autogonflants : plus robustes, plus encombrants, largement dépassés pour cet usage
Un matelas autogonflant contient une mousse à cellules ouvertes qui se dilate seule à l'ouverture de la valve, nécessitant seulement quelques respirations supplémentaires pour se raffermir. Ce cœur en mousse le rend plus résistant aux crevaisons et plus confortable au repos qu'un matelas purement gonflable, mais le rend aussi plus lourd et bien plus encombrant une fois plié — la mousse ne se compresse pas comme l'air vide. Ils apparaissent encore dans le camping en voiture et les collections d'équipement plus anciennes, mais pour un sac porté sur le dos, les matelas gonflables modernes ont largement comblé l'écart de confort tout en restant plus petits et plus légers.
Matelas en mousse : celui qui ne peut pas tomber en panne
Un matelas en mousse à cellules fermées est un bloc de mousse dense sans aucune chambre à air, donc rien ne peut crever et rien ne peut mal tourner pendant la nuit. Il coûte peu et survit à des chocs qu'un sac ne supporterait pas. Le coût, c'est l'encombrement : les matelas en mousse sont fins (peu d'amorti) et ne se compressent pas, donc ils voyagent généralement sanglés à l'extérieur d'un sac plutôt qu'à l'intérieur. Pour un kit compact, c'est le mauvais compromis — mais la mousse gagne un second rôle comme booster de valeur R bon marché, voir ci-dessous.
Empiler de la mousse sous le gonflable pour l'hiver
Vous n'êtes pas obligé de n'en choisir qu'un. Un matelas mousse fin (environ R 2) placé sous un gonflable trois saisons (R 3–4) donne au total environ R 5–6 — un moyen bon marché de pousser un kit d'été vers un usage hivernal sans acheter de matelas d'hiver dédié. La couche de mousse protège aussi le dessous du gonflable des perforations par le sol, une combinaison fréquente chez les campeurs compacts qui possèdent déjà un gonflable trois saisons. Voir notre guide de la valeur R pour la façon dont les chiffres s'additionnent.
Verdict
Par défaut, prenez un matelas gonflable — c'est autour de lui que devrait être bâti tout kit compact trois saisons, et le risque de perforation se gère avec un kit de réparation et un minimum de soin. Ne prenez un matelas mousse que comme couche isolante bon marché sous un gonflable, ou comme secours qui ne peut réellement pas défaillir. Les matelas autogonflants ont rarement du sens dès lors que vous optimisez le volume — voir nos choix de systèmes de couchage complets.
